Rencontrez l’équipe - Journée mondiale des pilotes - Michaël Landry-Chouinard - Dash 8 Premier officier
Nom : Michaël Landry-Chouinard
Titre de poste : Tiret 8 Premier officier – Montréal (YUL)
Années à la CMA : 3 mois
Quelle est votre route préférée pour voler?
Mon itinéraire préféré jusqu’à présent est la Lower North Shore, jusqu’à Blanc-Sablon. C’est incroyablement beau, avec le fleuve Saint-Laurent et une nature intacte en chemin. Ça rend vraiment ces vols spéciaux.
Quelle a été votre expérience de vol la plus mémorable?
Comme je suis encore nouvelle ici, je n’ai pas encore tout vécu, mais un moment fort jusqu’à présent a été mon premier vol transcanadien de Montréal à Calgary. Traverser le pays m’a vraiment fait réaliser à quel point le Canada est vaste, un sentiment incroyable.
Qu’est-ce que le fait d’être pilote signifie pour vous?
Pour moi, être pilote signifie gérer plusieurs tâches, prendre des décisions importantes et s’adapter à des environnements en constante évolution. On travaille souvent avec de nouvelles personnes qui ont des mentalités différentes, et on est régulièrement mis au défi par la météo qui peut changer à la dernière minute. Surtout au décollage et à l’atterrissage, il faut rester vigilant et gérer plusieurs tâches à la fois.
Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours dans l’aviation?
J’ai commencé dans l’aviation il y a neuf ans comme hôtesse de l’air, vers l’âge de 20 ans. J’ai toujours été passionné par les avions et très intéressé par l’industrie. Environ quatre ans après le début de ma carrière, quand la COVID est arrivée, j’ai commencé à sérieusement envisager de devenir pilote. J’ai fait un vol de familiarisation, et tout a décollé à partir de là.
Après ça, j’ai continué à poser des questions aux pilotes avec qui je travaillais et j’ai graduellement commencé ma formation. J’ai même acheté un petit Cessna 150 et j’ai commencé à voler pour le plaisir, sans réelles attentes pour ma carrière. Je travaillais encore à temps plein comme agent de bord et j’apprenais à mon propre rythme, sans pression.
Finalement, tout s’est mis en place. J’ai complété ma formation commerciale et multi-IFR, et en 2024, j’ai décroché mon premier emploi de pilote. Je me souviens encore d’avoir reçu mon premier chèque de paie en tant que pilote. J’ai failli pleurer. C’est là que j’ai vraiment réalisé : j’étais payé pour voler.
En neuf ans, j’ai tellement appris en aviation, et j’apprends encore chaque jour.
Qu’est-ce que la sécurité signifie pour vous en tant que pilote?
La sécurité signifie tout en tant que pilote. Nous volons dans un pays magnifique, mais cela comporte des phénomènes météorologiques intenses qui exigent une préparation approfondie. J’apprécie vraiment l’importance que la CMA accorde à la sécurité; cela rend mon expérience ici encore plus positive. La formation est solide, et l’équipe est toujours solidaire.
Avez-vous un rituel ou une routine avant le vol?
Ma routine avant le vol commence environ deux heures avant le départ. J’aime prendre un bon déjeuner et prendre une douche. Ensuite, je passe en revue la météo, les NOTAMs, l’état des pistes et les services à l’aéroport pendant que je prépare mon vol. La veille, si je pars quelques jours, je prépare ma valise et mes repas. Ça m’aide à rester organisée, à manger plus sainement et à économiser de l’argent, ce qui est toujours une bonne chose ces temps-ci.
À quoi ressemble une journée de travail typique pour vous?
Ma journée de travail typique est agréable. Au CMA à Montréal, nous prenons rarement l’avion de nuit, ce qui aide à maintenir une routine stable. Je suis habituellement à l’aéroport vers 19 h pour rencontrer l’équipage et les CSA. Tout le monde est très sympathique, et j’aime arriver tôt pour discuter et m’installer sans me presser. La plupart du temps, je termine vers 15 h.
Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui aspire à devenir pilote?
Mon conseil à quiconque veut devenir pilote est : ne vous mettez pas trop de pression au début. Avancez étape par étape, car cela peut sembler accablant au début. Aucun chemin n’est parfait, et il y a plusieurs façons de faire carrière dans l’aviation; c’est pourquoi il est important de suivre son cœur.
Restez fidèle à vous-même et à vos objectifs, et ne laissez pas les autres décider de votre chemin, c’est correct d’être différent. Rappelez-vous que l’aviation est une petite industrie, donc il est important de toujours rester professionnel et bienveillant, même dans les situations difficiles. Au début, la concurrence peut être rude, avec de nombreux candidats pour quelques postes. Restez positif, continuez à travailler fort et soyez patient; votre heure viendra.